Le débat entourant les partis qui seront invités au débat télévisé dévoile le caractère arbitraire du choix des partis à qui on donne de l’attention. Ainsi, il y a beaucoup plus que le McStatuquo (shout out à Paco Lebel) CAQ/PQ/PLQ et les bums de la gauche (ON/QS): Dix-sept partis sont enregistrés pour ces élections de 2012.
Pour faire différent, voici un portrait des moins broche-à-foin. Nos critères n’étaient pas très élevés: une page Wikipédia ou un site web faisait la job. Pourtant, ça a pas été facile.
Parti autonomiste
Le Parti Autonomiste est né de la frustration de certains membres de l’ADQ quand celle-ci a fusionné avec la CAQ. Évidemment, on se retrouve pas mal à droite économiquement et socialement, et on se concentre plutôt sur les problèmes comptables que les enjeux environnementaux ou sociaux.
Mesure la plus irréaliste : Privatiser Loto-Québec
Mesure pas trop bête : Augmenter la consigne des canettes à 20 sous, soit la valeur du 5 sous une fois indexé au coût de la vie depuis l’entrée en vigueur de la loi.
Coalition pour la constituante
Aussi connu sous «Les Sans Partis», la Coalition n’a pas de programme ou de plateforme électorale. Elle a un objectif : réformé les institutions électorales dans les deux premières années de leur mandat. Ça passe par déterminer une nouvelle constitution, qui serait déterminé par une assemblée citoyenne.
Mesure la plus irréaliste : Instituer une nouvelle constitution.
Mesure pas trop bête : Instituer une nouvelle constitution.
Bloc Pot
Bien connu après 15 ans d’existence, le Bloc Pot est un exemple idéal de l’utilisation de la structure électorale comme plateforme publicitaire pour une cause précise, plutôt que pour être élu. Ceci dit, le Bloc Pot a aussi pris position sur certains enjeux non-reliés au cannabis, comme l’institution de la proportionnel, l’abolition des poursuites «baillon» (SLAPP) et la souveraineté du Québec. Le parti ne présente aucun candidat par contre.
Mesure la plus irréaliste : Remplacer 50% des champs de maïs par du chanvre d’ici 2018 pour faire du bio-carburant.
Mesure pas trop bête : Dépénaliser et étatiser la production et la distribution du cannabis.
Luc Harvey, le chef du PCQ, est à droite de Legault. Avec lui, plus de SAQ, plus de Loto-Québec, plus de garderies subventionnées. Ancien député de Harper, il est accompagné de 4 autres candidats durant ces élections. Ils portent tous le mystérieux «carré de plancher flottant» sur leur pancarte…
Mesure la plus irréaliste : Abolition du CÉGEP.
Mesure pas trop bête : Modifier les pensions de retraites gouvernementales pour les rendre déterminées (les employés reçoivent l’argent qu’ils ont contribué + intérêts et contributions du gouvernement, plutôt que des primes jusqu’à leur décès.)
Parti de la classe moyenne
Placé au centre de l’échiquier politique, la PCM fait partie de la mouvance qui veut mettre de côté les divisions constitutionnelles pour régler les «vrais problèmes» grâce a une technocratie comptable. Les propositions sont loin d’être folles, quoi qu’un peu trop centrées sur le «gros bon sens» et les enjeux «payants» de cette campagne : corruption, éthique, santé, éducation.
Mesure la plus irréaliste : Créer une panoplie de normes, standards, certifications bizarres, dont l’Ordre professionnel des politiciens du Québec.
Mesure pas trop bête : Obliger le gouvernement à demander de l’intérêt sur tous ces prêts aux entreprises.
Parti Marxiste-Léniniste du Québec
Probablement le plus connu des inconnus. La résonance du nom est quasi-caricaturale: des barbus qui passent des tracts, une table dans les métros où des hurluberlus défendent des théories conspirationnistes, des graffitis, de toute évidence écrits par la même personne, qui clame la retour du messie bolchévique. C’est peut-être parce que tout le monde sait déjà ce qu’ils vont dire sur tous les sujets qu’ils n’ont pas pris la peine de définir les lignes de leur programme…
Parti nul
Seule mission : donner une voix à ceux qui désirent protester contre le choix qu’on leur donne, et dont le vote de contestation est perdu dans les statistiques de votes rejetés. C’est aussi eux qui le site web le plus décent. Ça doit valoir des points.
Mesure la plus irréaliste : Ils n’ont aucun candidat. Donc impossible de protester en votant pour eux.
Mesure pas trop bête : Canaliser le vote de protestation et parfaire l’offre électorale.
Parti équitable
Organisation d’un seul homme, le PÉ a été fondé/présidé par Yvan Rodrigue. Il répond aussi aux courriels. Sa plateforme tire pas mal large, des lacs, au port du hijab à la rénovation spécifique du pont de Québec.
Mesure la plus irréaliste : Légiférer afin de dissuader les joueurs qui causent volontairement des blessures graves à d’autres joueurs dans la L.N.H.
Mesure pas trop bête : Légiférer sur les boissons énergisantes.
Parti indépendantiste
Le nom laisse peu de place à l’imagination… Leur particularité : suivant l’élection majoritaire de leur parti, les Indépendantistes feraient un vote à l’Assemblée nationale, décrétant de facto l’indépendance de la province.
Mesure la plus irréaliste : Faire élire une majorité de députés.
Mesure pas trop bête : Rapatriement des 50 milliards versés annuellement au fédéral pour les dépenser ici.
Parti Unité Nationale
Aussi connu sous le nom de Parti démocratie chrétienne du Québec. Ses assises reposent sur deux axes : le nationalisme québécois (blanc & francophone) et le fondamentalisme chrétien. Leur plateforme est remplie de trucs complètement délirants, dont l’abolition de la dette par l’invention d’une monnaie québécoise, une prime à la fidélité des couples, l’abolition du droit à l’avortement.
Mesure la plus irréaliste : Construire un site complet en lettres attachées.
Mesure pas trop bête : …
Mots-clefs : bloc pot, coalition pour la constituante, élection 2012, option nationale, parti autonomiste, parti conservateur du québec, parti de la classe moyenne, parti équitable, parti indépendantiste, parti nul, parti unité nationale










